Notre vision

Ce que nous croyons, ce que nous faisons.


« La solidarité n'est pas un acte de charité, mais une aide mutuelle entre des forces qui luttent pour le même objectif. »Samora Machel

Élan est un mouvement citoyen indépendant. Pas un parti : nous ne demandons pas de votes. Nous demandons ce que chacun sait faire, et à ceux qui le peuvent, les moyens d'agir.

Notre point de départ est simple. Le Sénégal est indépendant depuis 1960, mais la souveraineté réelle se mesure autrement que par un drapeau. Elle se mesure à six capacités : nourrir sa population, financer son développement, former ses talents et les garder, produire ses technologies, défendre ses intérêts sans tuteur, et préserver ses terres, ses côtes et son eau face aux dérèglements climatiques. Sur ces six points, le travail reste à faire. Nous voulons qu'en 2040 la question ne se pose plus dans les mêmes termes.

Cette exigence n'est pas nouvelle. Dès 1969, le Club Nation et Développement posait à Dakar la question de l'indépendance réelle, politique, économique et démocratique. Plus d'un demi-siècle après, elle reste ouverte. Non parce qu'elle est insoluble, mais parce qu'elle n'a jamais été refermée par des actes assez soutenus pour la clore. Élan reprend ce fil, avec les moyens de notre génération.

Notre méthode tient en une conviction : le savoir du pays est dans les mains de ceux qui le font vivre.

L'agricultrice qui travaille sa terre, le mécanicien, la sage-femme, le commerçant, l'enseignant, l'ingénieur, l'étudiant qui rentre au pays comme celui qui construit sa vie dans la diaspora : chacun détient une part de la connaissance réelle du Sénégal. Aucun rapport écrit loin du terrain ne remplace ce savoir-là. Élan le rassemble. Avant chaque prise de position publique, nous consultons celles et ceux qui pratiquent le métier concerné, toutes professions et toutes conditions confondues, au Sénégal et dans la diaspora. Nos positions sont la synthèse de ce que le pays sait déjà de lui-même.

Nous concentrons ce travail sur cinq chantiers, dans l'ordre que les personnes consultées ont elles-mêmes fixé : la santé d'abord, puis l'éducation, l'agriculture, l'emploi des jeunes et l'innovation. Sur chacun, nous documentons les faits, nous formulons des recommandations précises et nous évaluons publiquement les engagements pris, qu'ils viennent de l'État ou d'initiatives citoyennes.

Nous regardons notre histoire en face. La traite négrière et la colonisation sont des faits, pas des opinions. Ils doivent être enseignés et reconnus. Mais un peuple qui se définit uniquement par ce qu'il a subi perd le contrôle de son récit. Nous sommes ce que nous décidons de faire avec ce que l'histoire a fait de nous. La mémoire est notre énergie, pas notre prison.

Notre diaspora est cofondatrice de ce mouvement. Plus de quarante millions de personnes d'origine africaine vivent hors du continent, et la diaspora sénégalaise envoie chaque année plus de 2 200 milliards de FCFA vers le pays. Ces femmes et ces hommes ne sont pas une périphérie qu'on sollicite quand le budget manque. Ils sont un prolongement du pays, et leur savoir-faire compte autant que leurs transferts. Cette diaspora ne doit plus être instrumentalisée par les partis politiques. Elle doit pouvoir, en tout temps, faire un choix éclairé et soutenir des personnes et des formations politiques sur des bases solides : des actions vérifiables, pas des promesses.

Ce que nous construisons au Sénégal prend son sens à l'échelle du continent. L'Afrique est le continent le plus jeune du monde. Sa zone de libre-échange réunit 1,3 milliard de personnes et attend d'être vécue dans les faits. Nous n'avons pas besoin d'un hymne panafricain de plus. Nous avons besoin de routes, de rails, d'écoles, d'hôpitaux et d'échanges entre Africains. Un continent qui ne définit pas son propre horizon finit par vivre dans celui des autres. L'Afrique construit son avenir : elle fixe le cap, choisit ses priorités et décide aujourd'hui de ce qu'elle sera demain.

L'Afrique n'est pas un potentiel. Elle est une destinée à accomplir.
Au Sénégal d'abord, un chantier après l'autre.

Omar BaFondateur et initiateur du mouvement · Facebook