Notre gouvernance

Un mouvement appartient à sa méthode, pas à une personne.


Élan demande aux autres de la rigueur et de la transparence. Il commence par se les appliquer.

Le mouvement est animé par un Conseil de coordination de cinq à sept membres, composé à parts égales de membres établis au Sénégal et de membres de la diaspora. Les mandats durent cinq ans, renouvelables une fois : assez longs pour dérouler une vision et en répondre, jamais assez pour confondre une fonction avec une propriété. Le fondateur préside le premier Conseil et inscrit sa succession dans la même règle que tous.

Le travail de fond se fait dans les collèges de chantier, un par chantier, de la santé à la culture. Chaque collège réunit à parts égales les métiers de terrain et les métiers diplômés, au Sénégal et dans la diaspora. C'est là que naissent les positions du mouvement : aucune n'est publiée sans être passée par son collège.

Une fois par an, l'assemblée des membres se réunit, en présence et à distance pour que la diaspora y siège pleinement. Elle adopte les orientations, entend les collèges et reçoit les comptes.

Élan est ouvert à tous, y compris aux membres de partis politiques et aux détenteurs de mandats. Le pays a besoin que ses élus et ses militants participent aussi à ce travail. Une seule exigence s'applique à chacun : aucun engagement partisan, aucune mouvance idéologique ne dicte les objectifs ni les positions du mouvement, qui naissent des collèges et des faits, et de rien d'autre.

Au sein d'Élan, on parle depuis son métier et son expérience, jamais depuis sa ligne de parti.

Un comité d'éthique de trois personnes, extérieures au Conseil, veille sur cette exigence et sur une seconde, de même nature : aucun financeur, quel qu'il soit, ne dicte une position. Chaque membre déclare ses engagements et ses intérêts, en toute simplicité et sans honte, car la transparence n'est pas une suspicion, c'est une hygiène. Les moyens d'agir viennent des contributions volontaires, de dons et de financements de projet, et les comptes sont publiés chaque année, dans le détail.

Nous évaluons publiquement les engagements des autres. Nos membres, eux, nous évaluent chaque année. C'est le même principe, appliqué d'abord à nous-mêmes.

D'un pays à un continent : la flotte, pas le navire amiral

Élan est né au Sénégal et a vocation à exister partout où des Africains veulent appliquer sa méthode. Chaque pays aura son antenne, Élan Mali, Élan Côte d'Ivoire, Élan Cameroun, portée par des citoyens de ce pays et de sa diaspora. Chaque antenne reproduit la même structure, conseil paritaire, mandats de cinq ans, collèges, assemblée, comité d'éthique, mais choisit librement ses chantiers et leur ordre, selon ce que diront ses propres consultations.

C'est la méthode qui est commune, jamais les priorités.

Ce qui relie les antennes n'est pas un organe, c'est un texte : la Charte commune. Elle contient ce qui fait qu'Élan est Élan partout, la méthode des collèges, la primauté des faits sur les lignes de parti, l'adhésion gratuite, la transparence des comptes, le nom et l'identité. Signer la Charte, c'est devenir une antenne. La violer, c'est perdre l'accréditation. Tout le reste est libre.

Entre les antennes, un Conseil panafricain léger : un représentant par pays, un pour les diasporas hors du continent, une présidence qui tourne tous les deux ou trois ans. Il n'a que trois pouvoirs, et c'est leur petitesse qui fait sa force : accréditer les nouvelles antennes, retirer l'accréditation en cas de violation de la Charte, porter les positions continentales. Celles-ci sont publiées avec la signature des seules antennes qui les endossent : aucune n'est jamais engagée contre son gré.

Élan Sénégal est le chapitre fondateur. Il garde la Charte pendant la construction, puis la remet en garde collective au Conseil panafricain, et devient une antenne parmi les autres, avec la seule primauté qui ne s'enlève pas : celle de l'histoire. Rien, jamais, ne redescend du continent pour commander une antenne nationale. Chaque bateau a son capitaine ; la Charte est le pavillon commun.

Élan est aujourd'hui implanté au Sénégal. La liste des antennes nationales sera publiée pays par pays, au fur et à mesure de leur constitution réelle.